Susciter l’écriture au RWANDA

 

Après le génocide de 1994, on aurait dû assister à une « surproduction » d’écrits des Rwandais, mais ce ne fut le cas, quand on recense des œuvres écrites produites jusqu’à l’heure actuelle. Les œuvres littéraires à disposition des lecteurs proviennent, pour la plupart, des écrivains de l’extérieur. Dans ces circonstances, l’authenticité et la véracité ne sont toujours pas de mise : des omissions, des ajouts, des récits caricaturaux et polémiques peuvent se fondre dans l’œuvre par manque d’outils matériels ou d’informations suffisantes.

Sans aucune prise de position pour ou contre telle ou telle origine créatrice, il est évident que la parole de celui qui a vécu le drame, avant et après, sur le lieu même, a toujours un impact particulier dont ne rend pas compte le texte produit ailleurs.

Les raisons de la difficulté d’écriture au Rwanda par les Rwandais

L’écriture au Rwanda et par les Rwandais de l’intérieur n’a donc pas encore atteint un très haut niveau de production assurant une représentation significative des données historiques et culturelles nationales.

Plusieurs explications fondamentales peuvent expliquer cela :

-*-