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L’horizon n’est pas un point, c’est un continent

Échelle souple et rond lumineux

Philippe Petit, funambule, a écrit un « Traité du funambulisme » (Actes Sud, 1997), préfacé par le grand romancier américain Paul Auster, grand écrivain de New York.
Dans une longue préface il explique qu’il a découvert Philippe Petite d’abord à Paris puis à New York. Il allait alors accomplir une traversée d’une tour à l’autre du World Trade Center… un lieu devenu depuis tristement célèbre (les Twin Towers).

Werner Herzog dit de ce livre qu’il s’adresse à ceux « qui oseront un jour l’impossible : marcher droit à travers ciel et atteindre les étoiles ».

Pour un travail de création poétique avec les circasiens il me paraît intéressant de pouvoir faire le lien avec des livres publiés par des bateleurs. Ils ne sont pas si nombreux à avoir écrits sur leur art.

Et j’ai proposé aux élèves de réaliser un travail « à la maison ». En l’occurrence à partir d’une phrase de Philippe Petit.

Celle-ci se trouve en page 132 de l’ouvrage :

« Les pieds se placent dans le sens du fil, le regard se pose à l’horizon. L’horizon n’est pas un point, c’est un continent ».

J’ai demandé aux élèves d’écrire, à la manière de Philippe Petit, et en étant un peu plus loing, sur ce qu’était pour eux l’horizon.

Je mettrai aussi en ligne, sur cette page, les productions des élèves.

Et à tous d’ailleurs je lance la proposition : « Qu’est ce pour vous que l’horizon ?

Est-ce une ligne de fuite ?

Est-ce la ligne bleue des Vosges (nous sommes l’année du Centenaire de la Guerre 14-18)

Est-ce le lieu où le soleil se couche ?

Est-ce le bout du monde ?

Est-ce la mer en allée ? (et bien sûr je songe à Rimbaud).