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C’est qui qui raconte l’histoire ?

Christian Poslaniec

A l´occasion d´une recherche sur la mise en œuvre des ateliers d´écriture [1] , des questions sur les instances littéraires ont été posées aux animateurs et intervenants, afin d´évaluer comment ces formateurs d´écriture conceptualisaient la littérature. Le titre de cet article-ci est la reformulation interrogative d´un animateur, après une question portant sur le choix du narrateur dans son atelier d´écriture.

Effectivement, génériquement, le narrateur est celui qui raconte l´histoire. Mais c´est bien autre chose en même temps.

Facettes [2]

Le narrateur, c´est aussi celui qui gère le point de vue sur les personnages et les événements. Le narrateur des Oraisons funèbres de Bossuet ne porte manifestement pas le même regard sur Henriette de France :

Quoique personne n´ignore les grandes qualités d´une reine dont l´histoire a rempli tout l´univers, je me sens obligé d´abord à les rappeler en votre mémoire (…). Il serait superflu de parler au long de la glorieuse naissance de cette princesse : on ne voit rien sous le soleil qui en égale la grandeur.

et sur Marie-Thérèse d´Autriche :

Monseigneur, ouvrez les yeux à ce grand spectacle. Pouvais-je mieux essuyer vos larmes, celles des princes qui vous environnent, et de cette auguste assemblée, qu´en vous faisant voir au milieu de cette troupe resplendissante et dans cet état glorieux une mère si chérie et si regrettée ?

Ton contraint, dans le premier cas (Je me sens obligé), point de vue compassé ; passion et compassion dans le second, point de vue bouleversé.

Le narrateur c´est aussi celui qui choisit son mode de focalisation sur les personnages. Focalisation interne sur Nicole, dans Les noces barbares, de Yann Queffélec [3]  :

Nicole s´agitait à la pensée du mauvais tour qu´elle allait leur jouer, un dimanche, un jour sacré. Elle irait à confesse demain, voilà tout ! Pour avouer quoi ?… Elle avait à peine menti.

Focalisation externe sur Will, dans le même roman :

Et tous les deux jours il fut là bien à l´heure, juste avant la fermeture, et tous les deux jours impeccable et radieux, comme s´il tirait son bonheur de charger du pain dans sa Jeep. Il bavardait avec Madame Blanchard, taquinait gentiment Nicole, allait donner le bonjour au fournil, et de fil en aiguille resta parfois dîner.

Le narrateur, c´est aussi celui qui détermine le ton du récit. Humoristique dans Tirez pas sur le scarabée [4] :

Écœuré, le soleil se mit à descendre vers l´horizon. Je partageais son sentiment. La journée avait été longue, et le pire, c´est qu´elle était loin d´être terminée. J´avais l´impression d´avoir fait dix fois le tour du Jardin. Normal : c´est ce que j´avais fait.

Ironique, dans Le cochon et les perles [5]  :

Il ne s´occupe que d´arrondir un ventre qui prend déjà la forme du saloir, et jamais il n´a souci du temps qu´il fait.

Naïf, dans Les stances à Sophie [6]  :

Ce qu´il y a avec nous autres pauvres filles, c´est qu´on n´est pas instruites. On arrive là-dedans, sans véritable information. On trouve le machin déjà tout constitué, en apparence solide comme du roc, il paraît que ça a toujours été comme ça, que ça continuera jusqu´à la fin des temps, et il n´y a pas de raison que ça change. C´est la nature des choses.

Le narrateur, c´est aussi celui qui fait semblant de communiquer avec un lecteur forcément virtuel, le déterminant ainsi quelque peu comme ignare, doué d´humour, savant, ou avide de suspense. Ignare, quand le narrateur explique tout en détail :

A la sortie de Chivasso, l´équipage du nouveau vice-roi de Sardaigne franchit l´Orco puis le Mallone, descendant des glaciers qui séparent la vallée de Locana de la vallée d´Aoste. Un projet de canal avait été au centre de toutes les discussions, ces derniers mois. Il avait eu ses défenseurs : confié à une compagnie particulière, il devait permettre l´irrigation des plaines de Vercelli, de Novare et de la Lomellina. Mais il avait aussi ses adversaires (…) [7]

Doué d´humour, quand le narrateur plaisante à l´intention du lecteur virtuel :

Papa est cadre supérieur ; je ne sais pas ce qu´il fait exactement. Quand j´étais plus petite, je pensais qu´il passait les journées immobile dans un tableau et que les employés s´arrêtaient devant lui pour l´admirer parce qu´à l´école on avait visité un musée et que la maîtresse avait répété plusieurs fois que les cadres étaient très beaux. De toute façon, c´est vrai que papa est beau ! [8]

Savant, quand le narrateur fait des allusions qu´il n´explicite pas :

N´empêche que la maîtresse ferme les yeux. Elle sait ce qui se fomente dans son royaume… quelque chose de pourri ! (…)

La maîtresse parle souvent d´elle-même à la troisième personne comme Sa Majesté des Mioches [9] .

Avide de suspense, lorsque le narrateur titille le lecteur virtuel avant de lui révéler les faits :

Il y a des natures purement contemplatives et tout à fait impropres à l´action, qui cependant, sous une impulsion mystérieuse et inconnue, agissent quelquefois avec une rapidité dont elles se seraient crues elles-mêmes incapables. [10]

En outre, le narrateur choisit d´interpeller directement, ou non, le lecteur.

Le narrateur, c´est aussi celui qui gère le temps du récit, avançant pas à pas, chronologiquement, sur une durée restreinte de quelques jours, comme dans La petite buissonnière , de Nadine Brun-Cosme (Milan, «Zanzibar», 1994). Ou se référant à une durée d´un siècle, parcourue à grands pas, comme dans Les particules élémentaires , de Michel Houellebecq (Flammarion, 1998), dont le récit se termine au milieu du XXIe siècle. Et le narrateur peut choisir aussi d´errer, temporellement, du présent narré au futur ou au passé, alternativement, comme dans Les Maisons , de Christophe Donner (Grasset, 1993).

Enfin, le narrateur choisit sa propre place dans le récit. Présence plus que discrète dans les narrations à la troisième personne qui décrivent les faits de l´extérieur, sans affect, sans interprétation, sans commentaires :

Toute la ferme était profondément divisée sur la question du moulin à vent. Boule de Neige ne niait pas que la construction en serait malaisée. Il faudrait extraire la pierre de la carrière pour en bâtir les murs (…). Pourtant, il ne cessait d´affirmer que tout serait achevé en un an. [11]

Totalement présent dans le récit, mais seulement comme témoin des événements :

Je ne savais que penser de ce que je voyais; mais ce qui me restait à voir était encore bien plus extraordinaire. [12]

Témoin extérieur à l´histoire, mais néanmoins présent, adoptant la position de l´auteur, lorsque le narrateur utilisant la troisième personne dit parfois «je» :

Je disais donc que François avait une tentation de dire bonjour à la grosse Catherine et de s´en faire reconnaître (…). [13]

Ou narrateur-personnage, souvent héros de l´histoire, et devant difficilement gérer la part qui revient au narrateur et la part de personnage, qui se mêlent :

– Pourquoi pleure-t-il ? Il n´est pas content ? Il a peur ?

Avant d´obtenir une réponse, je m´aperçus que mon petit frère était encore relié à son placenta.

– Kandi, m´écriai-je, pourquoi mon petit frère a-t-il un sac avec lui ? Que va-t-il mettre dedans ? [14]

Le narrateur et le personnage, qui partagent le même pronom «je», restent cependant différents : le narrateur sait ce qu´est le placenta, le héros, non.

Mais le narrateur peut également choisir une position qui le rapproche du lecteur virtuel, quand il englobe celui-ci dans un pronom pluriel :

Les goélands, nous le savons tous, n´ont jamais la moindre défaillance en vol ; ils ne connaissent pas la perte de vitesse. [15]

Ou utiliser le pronom impersonnel, donc collectif, «on», que Philippe Delerm a popularisé comme pronom de narration, mais que beaucoup d´écrivains utilisent :

On entend une explosion.

Et aussitôt des cris (…). Une voiture piégée ? Un attentat dans un dépôt incendié ? Un pétard trop puissant ?

On ne veut plus savoir (…).

On a peur du désordre et on l´attend (…) [16]

Errances

Le narrateur reste cependant le parent pauvre des ateliers d´écriture. Alors même qu´il est manifestement le chef d´orchestre tentant d´harmoniser les multiples instruments de cette symphonie que constitue un texte de fiction, les animateurs d´ateliers n´y prêtent pas une attention suffisante. Et s´en remettent donc aux représentations des écrivants, à leurs automatismes. Ce qui émerge alors sans surprise, c´est la traditionnelle narration à la troisième personne, accompagnée de son cortège : temps passé, témoignage non impliqué dans l´action qui se traduit fréquemment par une absence d´émotion, écriture de compte-rendu…

Demander aux écrivants de réfléchir à la personnalité du narrateur favorise le choix d´un point de vue. Les faire opter pour une narration à la première ou à la troisième personne leur permet de mieux maîtriser, délibérément, leur récit. Mais ça ne suffit pas : les pièges et les difficultés sont trop nombreux pour être évités facilement. Et quand on sait que la maladresse apparente d´un écrit de jeunes découle une fois sur deux de la mauvaise gestion du narrateur, on conçoit que ça vaille la peine d´y réfléchir.

La Brèche au Diable est le titre d´un recueil de nouvelles, paru en décembre 1998, écrites par douze élèves du collège Jacques Prévert de St Pierre sur Dives [17] . Réellement volontaires, puisqu´ils retournaient au collège le samedi matin, exclusivement pour écrire.

Il se trouve que j´ai assisté à l´élaboration de ce projet par l´enseignant-animateur, au cours d´un stage sur les ateliers d´écriture organisé à Caen par l´Action culturelle du Rectorat, le CRDP, et la DRAC. Projet qui m´a paru original. Il s´agissait de prendre comme point de départ un site historique mystérieux. Dans la plaine de Caen, à une douzaine de kilomètres au nord de Falaise, se trouve Mont Joly, une faille rocheuse également appelée la Brèche au Diable, et traversée par une petite rivière. Là se trouve la tombe de Marie Elisabeth Joly, décédée en 1798, une grande actrice de théâtre qui fut Sociétaire de la Comédie française pendant quinze ans. La légende veut que ce soit son mari, fou de douleur, qui ait choisi l´emplacement de la tombe dans ce lieu isolé et romantique.

A partir de la visite du site, d´une enquête documentaire sur Marie Joly et son temps, de la lecture préalable de textes fantastiques, l´enseignant se proposait de faire écrire des nouvelles du même genre.

Par la suite, il fit appel, en tant qu´intervenant, à l´écrivain originaire de Djibouti : Abdourahman Wabéri, dont le livre, Balbala [18] , est paru en 1997, au Serpent à plumes.

Le recueil comprend sept textes. Il y aurait beaucoup à dire sur la mise en œuvre du genre littéraire, et sur la difficulté à mélanger, avec vraisemblance, des faits historico-géographiques et des événements imaginaires. Mais ici je chercherai à montrer les difficultés que rencontrent des collégiens avec l´instance narrative.

Le premier texte, Une relation avec le diable , a pour auteur une Maud de douze ans. La narration est à la troisième personne et, dès la première phrase, le lecteur sent qu´il y a là un problème :

Quentin, un garçon de 12 ans voulait absolument aller à la Brèche au Diable.

Qu´est-ce qui rend cette formulation maladroite ? Probablement le fait qu´elle demande au lecteur une trop grande coopération d´entrée de jeu. Ce dernier ignore qui affirme cela, pourquoi, et d´où il tient l´information. Certes, il est possible de considérer cet incipit comme introduisant un suspense, en insistant alors sur l´adverbe, mais alors la seconde phrase devrait révéler une forte motivation, originale, de la part de Quentin ; par exemple : Il était persuadé que ce diable-là était son cousin. En effet, la suite de l´histoire révèle que le héros cherche un rapport entre son prénom et le nom de la commune où se situe la Brèche au Diable : Soumont-Saint-Quentin. Mais en réalité la seconde phrase du texte est trop fade pour compléter la première : Il en avait tellement entendu parler (…).

En revanche, un autre mode de narration (le narrateur extérieur apparent) se serait accommodé de la formulation initiale : Quentin voulait absolument aller à la Brèche au Diable, il me l´a cent fois répété.

Le deuxième texte, Défi dangereux , a pour auteur Charles, treize ans. Le narrateur, à la première personne, s´adresse au lecteur virtuel sur un ton complice qui passe fort bien, au début :

Bonjour, je vais vous raconter une histoire à dormir debout. Je m´appelle Mike, j´ai douze ans, ça ne vous intéresse peut-être pas mais j´adore le VTT.

Seulement, la phrase suivante est celle-ci : «Nous sommes en 2020», et là, l´utilisation de la première personne est un handicap.

En effet, la relation complice créée initialement implique que narrateur et lecteur virtuel sont sur le même plan, au moins temporellement. Le décalage est alors trop brusque. Il aurait fallu introduire la date sous une forme moins abrupte. Et puisque la suite évoque le collège du héros, la phrase aurait pu être : Il paraît que le collège va être rénové l´an prochain, en 2021, mais en attendant (…).

Le troisième texte, d´Élodie, douze ans, s´intitule L´étrange disparition. La maladresse du premier paragraphe, à la troisième personne, tient davantage à la sécheresse du style qu´au mode de narration :

Sébastien, jeune garçon âgé de 12 ans, vit à Potigny, tout près de Soumont-Saint-Quentin. Julien, son meilleur ami, est dans sa classe. Ils sont tous les deux en 5ème.

Mais il suffirait de transposer ce paragraphe à la première personne pour susciter une impression de complicité proche de celle du texte précédant, et atténuer la sécheresse : Je m´appelle Sébastien, j´ai 12 ans, je vis à Potigny…

Le texte suivant, de Lucie, treize ans, a pour titre Mensonge ou vérité. Son choix de narrateur me paraît tout à fait judicieux. Non seulement Lucie choisit un narrateur-personnage de son âge et de son sexe, mais elle utilise la situation réelle qui a conduit à l´écriture comme situation du récit. Ainsi, même si l´auteur réel n´en a pas pleinement pris conscience, elle peut prêter son propre point de vue à son narrateur-personnage, focaliser le récit sur ce dernier, et insérer avec vraisemblance les éléments d´enquête. Voici le début du texte :

Depuis tout petits, Maud, Elodie, Alexis, Kévin et moi-même avions une peur affreuse d´un site nommé «la Brèche au Diable». A vrai dire, nous n´étions pas les seuls, il semblait que toute la ville en avait peur. Des rumeurs disaient même, à ce propos, qu´il était hanté et que, suite à une terrible tempête, des démons y habitaient. Quand vint un jour où notre professeur de français nous demanda de créer en groupe un exposé. Il s´agissait de décrire la chose qui nous effrayait le plus.

Certes, la chute utilise le stéréotype du rêve : «Ouf, ce n´était qu´un cauchemar», mais en l´occurrence, le texte étant centré sur la peur, ce thème peut légitimement provoquer pareil effet.

Le texte de Maurice, douze ans, a pour titre Enfants disparu . On y trouve un mélange de narrateurs sans justification, comme cela est fréquent dans les écrits de jeunes. La narration principale est à la première personne du pluriel (comme le début du texte de Lucie qui cependant dit «moi»), renvoyant à un groupe de «quatre garnements» dans un centre de vacances : «Rien qu´en nous voyant arriver, la directrice regrettait déjà de nous avoir pris».

Mais, parfois, le narrateur dérape à la troisième personne :

Ce jour-là, le soleil venait de se lever, tous se réveillèrent (…)

La nuit tombait et les enfants sortirent (…)

La difficulté d´une narration plurielle c´est que, même si cela reste implicite, le vrai narrateur est en «je», et il fait partie du groupe, ce qui se révèle parfois : «J´étais stupéfaite». Mais dès qu´un des membres du groupe agit isolément (par exemple, au début, Bastien disparaît), il faut naturellement en parler à la troisième personne puisqu´alors il ne fait plus partie du groupe. Gérer ainsi, constamment, «je», «nous» et «il» est complexe, ce qui explique sans doute les dérapages.

En revanche, dans la seconde partie de l´histoire, «20 ans après», le narrateur étant à la première personne, il n´y a plus de difficulté.

Kévin, douze ans, est l´auteur de l´avant-dernier texte : Pourquoi ? Hormis dans le premier paragraphe où les faits sont présentés trop sèchement, la traditionnelle narration à la troisième personne est bien gérée.

Le dernier texte, Roberto, de Florian, treize ans, comporte trois parties et est divisé en vingt-deux chapitres. L´instance narrative est particulièrement bien maîtrisée. Précédant le premier chapitre, le narrateur prend la parole à la façon complice du texte de Charles :

Je m´appelle Roberto. J´habite depuis deux ans à Venise (…). Je vais vous raconter une histoire qui s´est produite il y a bien longtemps, j´étais tout petit à l´époque (…).

Dans toute la première partie (chapitre 1 à 6), la narration est à la première personne du pluriel, mais Roberto intervient fréquemment en «je»; autrement dit, la relation entre «je» et «nous» est bien gérée, sans doute facilitée par la présentation initiale du véritable narrateur.

En revanche, les deux parties qui suivent (chapitres 7 à 22) sont narrées à la troisième personne, bien que Roberto en soit l´un des héros. Mais c´est tout à fait justifié car l´auteur s´efforce de créer des effets de suspense à propos d´un personnage mystérieux et de Roberto lui-même et, dans ce cas, ce type de narration permet d´obtenir des effets supplémentaires ; en annonçant la suite :

Mais ce qu´il ne savait pas, c´est qu´il allait avoir à faire à plus qu´à des petits voleurs.

Ou en se focalisant, à certains moments, sur d´autres personnages :

A la gare de Caen, une femme dans une cabine téléphonique répondit (…).

Une seule petite erreur, qui rappelle une maladresse de Charles, dans cette narration en «il» :

Nous étions le 3 du mois de mars 1996.

Comme on a pu le constater, faire travailler les écrivants sur l´instance narrative n´est pas inutile. Cela permet de fluidifier l´écriture, de créer complicité ou suspense, de mieux gérer le temps du récit, d´établir une distance plus ou moins grande avec le lecteur virtuel…

Notes

[1] Christine Barré de Miniac, Christian Poslaniec (dir.) : Écrire en atelier. Observation, analyse, interprétation de quatre ateliers d’écriture , Paris, INRP, 1999.
Plusieurs articles ont témoigné de l’évolution de cette recherche dans la revue « Lignes d’écritures ».

[2] Sur la variété, les avantages et les inconvénients de chaque type d’instance narrative, voir : Christian Poslaniec, L’évolution de la littérature de jeunesse, de 1850 à nos jours, au travers de l’instance narrative , Lille, Presses universitaires du Septentrion, 1998.

[3] NRF, Gallimard, 1985

[4] Paul Shipton, Tirez pas sur le scarabée ! Hachette, «Verte aventure policier», 1996, trad. Thomas Bauduret

[5] Jules Renard, Histoires naturelles

[6] Christiane Rochefort, Les stances à Sophi , Grasset, 1963.

[7] Gérard de Cortanze, Les vice-rois

[8] Corinne Fleurot, Couscous , ill. Hélène Perdereau, Albin Michel Jeunesse, 1994.

[9] Susie Morgenstern, Sa Majesté la maîtresse ,L’École des Loisirs, «Mouche», 1993.

[10] Charles Baudelaire, «Le mauvais vitrier», in Petits poèmes en pros

[11] George Orwell, La ferme des animaux ,traduction Jean Queval, Champ libre, 1981

[12] Théophile Gautier, «La cafetière», in Récits fantastiques

[13] George Sand, François le Champi

[14] Amadou Hamâté Bâ, Le petit frère d’Amkoullel ,ill. Christian Kingué Epanya, Syros, 1994

[15] Richard Bach, Jonathan le goéland Flammarion, 1973

[16] Leïla Sebbar, La jeune fille au balcon Seuil, 1996

[17] Collège Jacques Prévert, route de Lieury , 14170 Saint-Pierre -sur-Dives

[18] Balbala est un quartier excentré de Djibouti, qui a d’abord été un bidonville intégral, mais où l’on trouve maintenant un mélange de masures et de maisons de haut standing.